Automobile : est-il devenu moins coûteux d’opter pour une voiture électrique ?

La part des véhicules électriques devrait être d’environ 45 % en 2035, année où les moteurs thermiques neufs ne seront plus vendus.

En parallèle les émissions de CO2 devrait passer de 139 g/CO2/km aujourd’hui à environ 70 g en 2035 et 5 g en 2050, avec peu de véhicules thermiques encore en circulation.

Pour l’instant les véhicules électriques sont encore peu compétitifs. Leur coût d’exploitation est plus faible mais leur coût d’acquisition est plus élevé. En utilisation 100 % urbaine, le véhicule électrique devient moins coûteux à partir de 9 000 kilomètres parcourus par an. En utilisation combinée (urbaine et non urbaine) il ne devient intéressant qu’à partir de 27 000 km par an.

Sur le segment sportif, la voiture électrique est moins chère sur toutes les distances parce que la voiture thermique est fortement pénalisée du fait de ses fortes émissions de CO2.
Sur le segment luxe, elle est plus chère car elle est équipée d’une batterie de grande capacité, donc coûteuse.

Une piste de solution pourrait être le "retrofit" (entre 10 000 et 15 000 €) : transformer des véhicules thermiques en électriques en retirant le moteur, la boîte de vitesses et le système de contrôle électronique et en installant un petit moteur électrique, une batterie et un système de contrôle adapté.
Cette orientation cumule de nombreuses vertus :
- accélérer la transition vers un parc de véhicules entièrement électriques,
- offrir un plus grand choix aux consommateurs,
- accélérer la réduction des émissions,
- réduire le risque d’exportation des thermiques usagés hors Europe,
- reclasser une partie des effectifs actuels du secteur automobile.

Pour que la mutation du parc automobile vers le tout électrique réduise les émissions de CO2, il faut rappeler que l’électricité doit être produite à partir de sources d’énergie propres.

 

Source : The Conversation, André de Palma, Robin Lindsey, Yannick Riou - 30/08/23

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